Comment devenir Contrôleur Aérien ?

Comment devenir Contrôleur Aérien ?

20 mars 2020 3 Par Lucas Charoff

On s’est tous posé un jour ou l’autre la question. Et si je devenais contrôleur aérien… Pour les plus curieux d’entre vous, nous avons sélectionné les moyens les plus efficaces atteindre cet objectif et devenir aiguilleur du ciel.

Vous retrouverez ci-dessous la vidéo de Nicolas Tenoux qui reprend tous ces éléments :

Comment devenir CONTRÔLEUR AÉRIEN ? | Nicolas Tenoux

Le métier d’aiguilleur du ciel en France

La France compte parmi le pays comptant le plus grand nombre de plateformes aéroportuaires en termes de densité dans le monde. Chacun de ces aéroports, quel que soient leur taille ont des besoins opérationnels communs, notamment sur la gestion même du trafic.

Pour le réguler, l’opérateur en première ligne est le contrôleur aérien. C’est lui qui orchestre les mouvements au sol et dans les airs, des aéronefs pénétrant dans l’espace qu’il régule.

Concrètement, il sert de lien entre l’aéroport et l’avion qui y décolle, atterrit ou survol. L’analyse de l’altitude, des conditions météo, des trajectoires à respecter ou encore, des plans de vol sont essentiels pour s’assurer que chaque avion vole en toute sécurité.

Le métier d’aiguilleur du ciel est très éprouvant, à tel point qu’il ne travaille que 32 h par semaine pour être en pleine possession de ses moyens. En effet, comme un pilote, il tient entre ses mains la vie de nombreux passagers et tous ses choix s’imposent aux pilotes avec qui il est en contact. Pour assurer ses missions, le contrôleur doit être doté d’une grande faculté de concentration et de rigueur pour éviter tout incident.

Les deux voies pour devenir contrôleur aérien

La filière militaire : l’Armée de l’air et la Marine Nationale recrutent des contrôleurs aériens. Seules conditions : être âgé de moins de 30 ans, avoir le baccalauréat et signer un contrat initial de 6 ans au grade de sous-officier. Après avoir passé les concours, vous pourrez intégrer l’armée et signer un contrat pour une durée de 6 ans.

L’école de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) est aussi une porte d’entrée pour devenir aiguilleur du ciel. Les missions qui sont confiés aux contrôleurs ayant choisis cette voie, leur permet d’être projeté en mission sur des théâtres d’opérations et de gérer le trafic d’hélicoptères de l’armée de terre, d’avions d’entraînement et de transports.

La filière civile : 2 concours d’accès existent au sein de l’ENAC (Ecole Nationale d’Aviation Civile) à Toulouse et permettent de devenir contrôleur :

  • Un concours au niveau Baccalauréat pour obtenir le statut de TSEEAC (Technicien Supérieur des Etudes et d’Exploitation de l’Aviation Civile) sans limite d’âge. En suivant cette voie, vous pourrez exercer des voies diversifiées proposées par la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile), y compris, bien entendu, le métier de contrôleur aérien.
  • Un concours d’accès au niveau Bac+2 afin d’avoir le statut ICNA (Ingénieur du Contrôle de la Navigation Aérienne). Ce concours est ouvert à tous les candidats âgés de 18 à 26 ans, aptes physiquement et justifiant une deuxième année de classe préparatoire scientifique (par exemple, Math Sup/Math Spe). Faites attention néanmoins à être prêt pour la sélection : vous ne pourrez tenter que trois fois cet examen.

Niveau salaire

Dans le domaine civil, un débutant commence généralement en étant rémunéré 2 550€ bruts/mois. Mais les possibilités d’évolutions sont nombreuses et les salaires atteignent souvent 4 900€ brut/mois au bout de 2 ans de carrière.

Dans le domaine militaire, les salaires sont moins importants, et varient de 1 300€ net/mois et 2 200€ net/mois selon le grade. Arrivée à échéance de leurs contrats, les militaires peuvent se tourner vers les concours qui leurs permettront d’accéder au secteur civil.

Nous espérons que ces explications vous éclaireront sur le métier d’aiguilleur du ciel et vous permettront de vous inscrire aux concours !