Le syndrome de l’escalier

Le syndrome de l’escalier

8 avril 2019 0 Par Charlotte Guépin

Encore un syndrome inventé par les RH avec un nom à dormir debout, histoire d’attirer le regard, allez-vous dire ! Mais figurez-vous que ce syndrome existe bel et bien.

Le syndrome de l’escalier n’est pas, et heureusement, susceptible de vous envoyer à l’hôpital ! D’ailleurs, sans que vous ne vous en rendiez compte, sachez que vous avez déjà été touché une ou plusieurs fois par ce syndrome ou que vous allez l’être très bientôt.

En fait on utilise plus souvent le terme « d’esprit de l’escalier, » plutôt que celui de « syndrome ». Cette expression a été inventée par le philosophe Diderot à la fin du XVIIIe siècle. Elle avait pour intérêt d’exprimer l’idée selon laquelle l’homme perdrait sons sens de la répartie à un moment crucial et ne retrouverait le fil de son argumentation qu’après la bataille, en bas de l’escalier. Plus simplement, cette expression signifie penser à ce que l’on aurait pu dire de plus juste une fois l’entrevue terminée.

C’est une situation que tout le monde vit au moins une fois dans sa vie. Préparer son entretien, s’y présenter, estimer que l’interaction a été bonne, descendre les premières marches et… « Zut, j’aurais pu/du dire ceci et cela ! » Alors, vous vous y retrouvez ? C’est une véritable épidémie, ce syndrome !

Comment faire pour l’éviter au maximum ? Il n’y a pas de réponse définie. Si vous avez bien préparé votre entretien, en le retravaillant et apprenant par cœur les mots clés, votre discours devrait se dérouler sans oubli éliminatoire. Le seul conseil qui peut vous être utile serait le suivant : ne laissez pas la panique s’emparer de vous. Elle bloquera votre réflexion et vous ôtera toute confiance.

On peut essayer d’éviter au maximum le syndrome de l’escalier, mais il ne faut pas non plus le dramatiser. N’oubliez pas qu’on peut toujours faire mieux, mais que le mieux est parfois l’ennemi du bien !